mardi 28 octobre 2014

Edition zéro de la CCC des Hautes-Alpes

Lire en préambule la genèse du projet.

Je connais les 3/4 du parcours mais pas trop sur du timing. L'objectif reste le lever de soleil à Ceüse et le coucher au Vieux Chaillol. 
 
Vendredi 24 Octobre 2014
Direction Notre Dame de Bois Vert au dessus de la Fare en Champsaur pour y déposer un ravito.Un brin de réconfort avant la grosse montée de plus de 2200m de D+ jusqu'au Pic du Vieux Chaillol (3163m).
J'en profite pour gravir le sommet de Coste Folle (2044m) et ses passages vertigineux décrit dans le livre "Vertiges d'en haut" de P. Sombardier.

Samedi 25 Octobre 2014
Départ de Gap avec Vincent direction Chorges pour un covoiturage avec Thom et Alex, les Free Trailers Marseillais. Au menu, l’ascension de la tête de Vautisse (3156m) sous un soleil radieux.
25km D+1700m en 4h30 avec un final plutôt velu! 



Dimanche 26 Octobre 2014
Thom et moi partons pour l'intégrale soit 70km D+5000m avec un objectif de 12h. 
Vincent et Alex feront les pacers de Charance au Col de Gleize. 
La logistique est simple: nous avons déposé une voiture aux Borels dans la Vallée de Champoléon et Alex nous amène au départ. Il y aura un ravito à la maison vers le km 17 (c'est l'avantage d'habiter sur le GR) et un autre au km 40. 
Évidemment cela demande une bonne autonomie mais avec plus d'une trentaine d'Ultra au compteur, je suis rodé ça tombe bien, j'adore ça.
Coté matos, rien d'extravagant, le nécessaire pour un ultra avec un début de nuit et une ascencion à plus de 3000m : Gore-Tex, manchettes, t-shirt de rechange hiver, frontale, buff, élasto, gants, trace GPS, carte IGN, téléphone, couverture de survie, nourriture et eau.

5h: Départ du Col des Guérins (1300m)
C'est parti direction le premier C, le Pic de Ceüse à 2016m, par un joli single en balcon et un passage par la Via Ferrata. Le premier C est atteins en à peine une heure. Il fait nuit et le ciel est splendide. On croise quatre biches (?) sur le plateau.  

 Col des Guérins (1300m).

Je connais le secteur mais on jardine 40min juste après le Pas du Loup... On rate le sentier et on prend une vire périlleuse...Thom se fait une belle frayeur avec un bloc qui cède sous son pied....
Le jour se lève, c'est beau. La descente vers le Lac de Pelleautier est longue mais facile.

" Deuxième et troisième C".

Nous voilà à la maison pour le ravito gastro après 2h45 et 17km. Dix minutes de pause et direction les crêtes de Charance avec Alex et Vincent.


Il fait chaud, c'est raide et l'objectif "deuxième C" est en vu. Photo au Pic de Charance avec le "troisième C" au loin et c'est parti pour les montagnes russes des crêtes de Charance. 

Les crêtes de Charance.

Canal de Charance pour Alex et Chaillol pour nous.

Au col de Gleize, comme prévu Alex nous quitte et Vincent finalement décide de poursuivre avec nous bien qu'il soit un mode touriste.
A défaut de pouvoir continuer su les crêtes faute de repérage suffisant, direction les hauteurs de la station de Laye par une superbe section en sous bois.

Après 6h40, Notre Dame de Bois Vert nous voilà. Ravitaillement qui tombe à pique. J'avais prévu large donc Vincent peux faire le plein. 



Je redoute la section suivante (jusqu'au Lac de Barbeyroux) qui me semble sur le papier bien longue avec pas mal de route. Direction Saint-Bonnet en Champsaur (1000m) et un arrêt express pour Vincent à la boulangerie. 
Une section au final plutôt sympa avec peu de route.
Ravitaillement improvisé en argousier et  direction le Col du Viallet (2240m) avant que les choses sérieuses ne commencent. Le rythme est bon.


Cinq minutes de pause au Viallet où l'on croise trois (ultra) traileuses que connais bien Vincent le local.
J'avais prévu de rejoindre le Col de la Pisse (2354 m) par une belle section hors sentier de crêtes mais des compagnons de regardent avec des gros yeux devant la bête :-) Si si çà passe. On improvise finalement par une sente bien casse patte versant Sud. Déjà 10h de course mais en pleine forme. 
Direction la Cabane des Parisiens (2695 m) avant le "troisième C".
Thomas à un petit coup de pompe et décide de ne pas faire le sommet. Je lui laisse la carte IGN et il descend directement à la voiture qui est 1400m plus bas aux Borels.
Je me ravitaille goulument avant l'aller-retour au sommet qui s'annonce express car un peu de nuages et j'aimerais ne pas sortir la frontale avant la voiture.
Ne me demandez pas pourquoi mais je laisse mon sac au pied de la cabane et parts juste avec la Gore-Tex et un buff.


Vincent à la pèche depuis le début et on monte assez rapidement au sommet que l'on gravi après 11h30 d'effort. Le Pic de Ceüse semble à une année lumière. J'ai 100m de D+ d'avance sur Vincent donc j'en profite pour mettre un petit mot dans le livre d'or. Vincent arrive pas très frais mais rien d'alarmant. Je le presse un peu pour repartir et j'attaque la descente à pas de géants. 

La suite est moins drôle

Vincent C.
Météo magnifique sur le bassin gapençais en ce dimanche: je décide de rejoindre les collègues pour le 2iéme C: estimé à 4-5h aller-retour de Gap (bref, je pars léger: 2 bidons, tel, short, t-short et manchettes car le matin est un peu frais). Après un bon run, nous voilà à 10h30 au point de retour (col de Gleize). La journée est tellement belle et l'ambiance sympa que je change les plans et reste avec la bande. Ravito à 50min (préparé par Flo), et j'achète la dernière baguettte de Saint Bonnet à 12h. Ensuite direction le Vieux Chaillol (+2100m) à une bonne distance de là. 16h30, nous voilà à la cabane des parisiens (2696m), au pied de la partie sommitale, avec la super pêche. Tom, sage, décide d'amorcer la descente. Flo et moi avons la super pêche. Il laisse son sac et on part pour l'AR au sommet. Le soleil a disparu et la faicheur arrive...mais on monte super bien (photo de 4 chamois au passage), jusqu'à ce que je sente la fatigue à 100m du sommet. Ma vision se trouble et je galère pour rejoindre Flo au pic (3163m). Photo, puis on amorce la descente. La vision se trouble, les jambes répondent de moins en moins bien et rien à se mettre sous la dent (moi j'avais rien, et Flo avant laissé son sac à 2700). J'ai du mal à suivre le sentier, et titube. Je me tiens aux rochers, première chute. Deuxième chute, troisième chute. Flo me soutient, mais rien n'y fait et on n'arrive pas à avancer car je ne tiens plus debout. Je m'assoie, on est à 3000m, et je ne tiens plus debout. Il reste un gel de Flo, mais il est 300m en dessous...300m dans les rochers et les cailloux. Bref, pas envisageable que Flo descende car un gel pour deux ne nous aiderait pas vraiment. J'espère secrètement que le refuge 1000m en desous est ouvert et qu'il peut nous monter un ravito (je rêve un peu). J'appelle un ami: le refuge est fermé. 17h14: 112. 33 min plus tard l'hélico du PGHM nous cherche, et après quelques minutes il nous localise et nous embarque. Direction les urgences de Gap: accueil parfait et équipe soignante géniale. Etonnament ma glycémie n'est pas très basse (0,68g/L) par rapport à mon état. Par contre les 40m min passées assis avant le sauvetage m'ont mis en hypothermie (34,3°) malgré les frictions incessantes de Flo.....
Bref, pas très fier de ça et grosse frayeur (je pensais pas que l'état de forme pouvait se dégrader aussi rapidement) et grosse leçon pour moi: ne pas partir sans ration énergétique de secours qd on part sur du long. Prévoir un vêtement ou une couverture de survie.
J'ai vraiment eu de la chance que Flo soit à mes côtés, que le telephone passe, et que les secours aient pu intervenir rapidement. Je ne prefère pas savoir la suite si l'hélico n'avait pas pu intervenir. Un grand merci à Flo (qui est reparti ajd récupérer son sac à 2700m), au PGHM et à l'équipe des urgences de Gap.

 Troisième C: check

Une fin heureuse mais qui aurait pu tourner au cauchemar....
Je culpabilise d'avoir laisser mon sac (chose que je ne fais jamais!) avec ma nourriture, la couverture de survie... qui aurait servit.
Je pensais pouvoir laisser Vincent au secours et finir mon périple mais difficile de convaincre les secours.

Lundi 27 Octobre 2014 
De la station de Chaillol 1600 m, je monte rapidement à la cabane des Parisiens (2700m) en 1h30 récupérer mon sac fétiche qui heureusement est toujours là.

Bilan

Vincent tu me copieras 100 fois
"Même si je suis finisher de l'UTMB, l'UTMF, l'Himal Race, l'Annapurna Mandala Trail... je ne suis pas un super héros. Quand je pars courir en montagne, que ce soit 2h ou 10h, je suis autonome en nourriture et j'ai sur moi le matériel adéquat."     

Vendredi 24 : 11km D+1000m
Samedi 25 : 25km D+1700m
Dimanche 26 : 60km D+5000m
Lundi 27: 14km D+1300m

Avant on faisait des OFF pour préparer les ultras, maintenant on fait des ultras pour préparer les OFF :-)

Merci Alex, Thom et Vincent pour ce beau week-end.
Merci au Marseille Trail Club, Free Trail Marseille et au Gap Trail Nature (GHAA).

Les photos sont visibles sur
https://www.flickr.com/photos/marseilletrailclub/sets/72157649007444602/

jeudi 2 octobre 2014

La CCC des Hautes-Alpes

Genèse

Me voilà à Gap depuis l'été 2014 et tous les jours les sommets qui m'entourent me fascine. De la maison, j'ai une vue imprenable sur les falaises de Ceüse (2016m), le Pic de Charance (1903m), le Vieux Chaillol (3163m) et le GR qui passe devant chez moi!
Parcouru séparément à de nombreuses reprises et pour combler à un manque d'Ultra Trail cette saison, je propose de faire en OFF la traversée Ceüse-Charance-Chaillol. Une CCC Haute-Alpine sans tirage au sort et prix exorbitant... Un périple d'environ 75km D+5300m. 

Quand ?

Tentative prévu le week-end du 25&26 Octobre 2014
Départ dimanche 26 Octobre à 7h du matin avec la frontale (attention on change d'heure!).
Durée approximative: 12h maxi

Parcours ?

Le parcours fait au plus simple avec quelques passages délicats et engagés (main courantes, crêtes, hors sentier...) et obligatoirement des portions de transitions route et chemins.

Départ du Col des Guérins (1312m) au pied de la montagne de Ceüse, qui avec son relief constitué d'une corniche en forme de fer à cheval, est un spot d’escalade mondialement connus. Direction le Pic par la Via Ferrata (avec éventuellement baudrier et longe) et descente par le pas du Loup direction le Lac de Pelleautier.

  
Falaise de Ceüse

Portion de transition jusqu'au premier ravitaillement au km15 devant chez moi :-).
Direction le Pic de Charance et une longue portions de crêtes jusqu'au Col de Gleize pour le second ravito (km 28).

 
 Charance

Il faudra rejoindre la civilisation de la Fare en Champsaur et de Saint Bonnet en Champsaur. Une période de route-chemin d'environ 10km avant d'attaquer la longue montée au Vieux Chaillol.
Direction le Col du Viallet (2240m) par le GR. On rejoint hors sentier par les crêtes le Col de la Pisse (2354m) puis le sommet du Champsaur à 3163m.
L'arrivée se fera aux Borels (1300m) sur la commune de Champoléon.

Profil de la CCC 05

Modalités d'inscription

Il s'agit d'un OFF donc chaque participant prend le départ sous sa propre responsabilité.
Ouvert à tous le monde mais il faut être autonome et avoir l'expérience des efforts longues distances. Les jours sont courts donc il faudra du rythme.
Possibilité de faire uniquement un bout du parcours.
Participation financière de 5€ pour la gestion des raviatillements.

Infos et inscription par email: florent(point)sourbier(arobase)gmail(point)com


mercredi 17 septembre 2014

Serre Che Trail Salomon 2014


Ils sont de plus en plus rares les organisateurs qui osent un parcours atypique, mais Michel Lanne avec la Serre Che Trail Salomon nous a pondu une merveille ce dimanche 14 Septembre! 

Crédit Photo: Les photos de Gwldays

 Crédit Photo: Les photos de Gwldays 

Crédit Photo: Hervé Giraud-Sauveur 

Un parcours très "montagne", sans temps morts, avec du cailloux, du hors sentier, des passages sur crêtes, des gros dénivelés... On ne s’ennuie pas, c'est beau, c'est costaud mais avec Corinne Favre, Perrine Scheiner, la dream team du Marseille Trail Club... qui sillonnent le parcours pour vous encourager, ça va de suite mieux!


Crédit Photo: Josette

Par vraiment d'objectif vu la fatigue résiduel du début d'année. Je me fixe +1h par rapport au premier vu les avions de chasse du jour.
Contrat rempli: 18ième/271 en 7h00
A noter pour tous en 2015:-)




La vidéo de Salomon / Mouss Production avec ma pomme en VIP ;-)



Florent


lundi 2 juin 2014

Euskal Ultra Trail 2014

Au pays Basque, pour y aller, il faut faire 700km depuis Marseille. Mais ça, tu ne le découvre qu'une semaine avant la course bien que tu soit inscrit depuis 6 mois.
Au pays Basque, on parle basque.
Au pays Basque, si tu poses ta tente non loin d'une église, celle ci somme toutes les heures, même la nuit. Et deux fois, pour être sur que tu as bien entendu.
Au pays Basque, pour seulement 95€, tu fais 130km avec pour dotation: un t-shirt Raidlight, des espadrilles, du vin et du pâté.
Au pays Basque, quand il ne pleut pas beaucoup, il pleut un peu.
Au pays Basque, si tu veux y faire un trail, inscrit toi au Mud Day, Spartan Race... en préparation.
Au pays Basque, le terrain est gras, boueux et herbeux.
Au pays Basque, hormis le GR, il n'y a pas de sentier sauf pour l'Euskal Trail.
Au pays Basque, le trailer local cours avec le béret. Les autres avec un buff.
Au pays Basque, ta pochette étanche n'est plus étanche et tes piles de rechanges en sont convaincus.
Au pays Basque, sur les ravitos tu trouves du fromage de brebis.

Bref, finisher de Euskal Trail version Ultra (130km D+8000m), un Ultra 100% Basque, en 21h31.
19ième au scratch sur 310 et 13ième solo. Seulement 180 finishers.

Un départ prudent mais la météo dantesque m'a permis de relancer en permanence.
 Un immense moment de bonheur avec les bénévoles du ravitos du Col Ehuntzaroy (km117). 
 
Toujours sympa de revoir les copains: Tito, Eric Arveux, Xavier Giraudeau, Vincent Laroche...


Très beau montage de l'intérieur de Gwénaël.



Prochain rendez-vous: le Grand Raid du Queyras.


mercredi 4 septembre 2013

L'Echapée Belle : j'ai abandonné mais quel pied!

Ultra Traversée de Belledone140km D+10.000m
La préparation

Après une saison 2012 un peu trop gourmande et une vingtaine d'ultra au compteur depuis 2008, j'avais décidé pour 2013 de ne pas faire d'ultra de plus de 140km. Ayant bouclé le Tour de l'Oisans et des Ecrins (TOE) [180km D+12000m] en 2011 et le Grand Raid des Pyrénées [160km D+10.000m] en 2012, je pense que physiquement je suis un peu juste. Au delà de 30h avec un rythme plutôt  soutenu, mon corps à du mal à suivre et la période de récupération est longue. J'ai finis le TOE (à lire ici) dans la douleur et je me suis dis plus jamais je finis pour finir et sans plaisir un trail..

La premiére édition de l'Echapée Belle me donne vraiment envie et je m’inscris début février. La communication autour de l'épreuve est remarquable, les paysages splendides et le format correct. 

Profil - vert, facile ...bleu...rouge...noir !!!

Grosse motivation des amis du Marseille Trail Club (Hugues, Vincent, Damien, Pierre, Gépé, Pascal, Ostrogo, Mos, Lionel et Thierry) et des copains que se croisent régulièrement sur les Ultra de France (Ultrasteph, Badgone, Basile, Martine, Papazzian, le Rapace, Henry, Jean-Michel....) pour cette premiére. 

Après la Montagn'hard [103km D+8200m], pas mal de repos et je privilégie les sorties longues en rando-course avec un fort dénivelé en continue (1000 à 2000m). Bilan 150km D+11370m en très peu de sorties en Août avec en plus toujours un peu de VTT.

Je me plonge vraiment dans la course une semaine avant le départ. L'organisation estime le temps du premier en 24h. Connaissant les favoris, je pense qu'il mettra plutôt 22-23h et je pense pourvoir finir en 30h. C'était sans saisir la subtilité du slogan de la course...

Un parcours grandiose ! 100% MONOTRACES, 200% TECHNIQUE,
300% MAGNIFIQUE

Un espace naturel et sauvage !!

Oscar,  le vainqueur en 28h04, ayant reconnu le parcours, tablé sur 22h!
Les témoignages des coureurs se succèdent, la course s'annonce technique mais pas pire que l'Andorra Ultra Trail...    

Avec Martine Volay (son blog) - Crédit Photo

En lisant le poids des sacs de certains concurrents sur des forums, je me suis amusé à peser mon sac en accord avec le matos obligatoire

• Un récipient pour boire car il n’y aura pas de gobelets plastiques au ravitos : 24g
• Un sifflet: 0g (intégrer au sac)
• Une bande élastique de façon à faire un bandage (100*6) : 90g (bande + kit survie)
• Une couverture de survie entière (non découpée) : 60g
• Une veste imperméable (type Goretex) avec capuche : 157g
• Un pantalon ou collant long (3/4 accepté): 100g
• Une polaire (technique ou non): 290g
• Une première sous couche sèche à n’utiliser qu’en cas de problème. 113g
• Une poche imperméable (sac plastique ou autre) 0g
• Une réserve alimentaire de survie composée d’au moins 2 barres énergétiques. 350g
• Un ou plusieurs contenants de liquide de 1.5L minimum au total
• Bonnet ou Buff: 35g
• Gants : 35g
• Téléphone portable avec secours pré-enregistrés et batteries pleines: 105g
• Altimètre (GPS ou barométrique) sur moi
• Une lampe frontale avec un jeu de piles de rechange 259g
• Le RoadBook (à minima la fiche recap/ fiche secours) 3g
• 1 poubelle à déchets 0g (intégrer au sac)

Bilan 1.6kg (sans eau, ni poids du sac)

Coté alimentation, je prévois
Vizille (km0) - Fond de France (km60) environ 13h: 10 gels et 2 barres 
Vizille (km0) - Aiguebelle (km140) environ 17h: 11 gels et 3 barres 

Dormir proche du départ semble une option plus raisonnable que la navette Aiguebelle-Vizille de l'organisation en pleine nuit. C'était sans compter sur les fêtards de l’hôtel IBIS qui m'ont pourri la nuit...

Vizille - Le Pra [27km D+2300m D-485m] : 4h02

Je retrouve Basile sur la ligne de départ, qui part en mode rando-photo faute d’entrainement. Six heures, les fauves sont lâchés. N'ayant pas bien dormis, j'ai un peu de mal sur la premiére portion de plat ou comme d’habitude, ça part tés vite... Au bout d'une heure, je me réveil enfin... Je croise Christian (alias Badgone) à plusieurs reprises sur le parcours dont les encouragements surpuissants me donnent la chair de poule. J'ai la pèche et le sourire car le parcours est grandiose.
Je passe avec 30" d'avance sur le temps estimé du 1er au premier ravito (km15) dans le top15 ce qui me conforte dans l'idée que la course va se gagner en moins de 24h. Première erreur....

Arselle (km15) - Crédit Photo Badgone

Les bénévoles présents sont au top et plein de choix au ravito, bon point.
Je fais un bon bout de chemin avec Ginot Joseph Nativel (qui termineras 8ième) que je croise régulièrement sur des courses. Les paysage sont somptueux, une vraie ambiance de haute montagne alors qu'on fleurte à peine avec les 2000m. Je croise Akuna en mode reporter photos pour le magazine UltraMag qui va se régaler vu le cadre et la météo. Un spectateur trailer m'emboite le pas sur quelques km avant de se prendre une vilaine gamelle à quelques centaines de mètres du ravito. Un rapide "ça va", "ok", "cool", "j'ai encore du chemin" et je repars.
Quelques passages délicats mais rien de bien méchant et je file à bon train avec de très bonnes sensations au Refuge de La Pra.
Le Pra - Jean Collet [11km D+2000m D-1200m] : 2h41

Une pause express, le temps de faire le plein d'eau et de savourer un super pain au lait à la confiture qu'un bénévole me prépare. Direction la Croix de Belledonne (2926m). Les paysages sont grandioses, un peu de brume mais la température idéale. Quelques centaines de mètres de dénivelé avant le sommet, je croise Daniel Boebion entrain de rebaliser.Je le double et m'invite à prendre droit dans à pente direction la Croix. L'ambiance est superbe la haut malgré la brume. Je déconne avec les bénévoles qui m'annoncent 6ième. La descente empreinte une partie du trajet aller ce qui me permet de croiser pas mal de coureurs. Je les encourage de vives voix un par un, dont Vincent du MTC. Certains sont vraiment surpris, d'autres me retournent les encouragements. A la bifurcation, je croise les fadas du MTC (Pierre, Hugues et Damien) qui font visiblement une course en équipe.
Je galère un peu pour trouver le chemin au Col de Freydane, voyant des balises sur 2 chemins distincts...

 Crédit photo : Akuna pour UltraMag

La bascule vers le lac Blanc est technique mais j'adore ce terrain. Un hélico reste de longues minutes dans le secteur, je redoute un accident.
Le refuge Jean Collet se dessine au loin, il y a du monde pour nous accueillir. Je suis toujours conforme en temps à mon objectif de - 30h.
Jean Collet  - Fond de France [20km D+1300m  D-2200m] : 5h07

Superbe ambiance au ravito et un accueil triomphal. Tous les bénévoles au petit soin. Je croise pas mal de tête connu et ca fait du bien au moral. Je prends mon temps car je sais que la portion suivante s'annonce longue (minimum 4h). Depuis le début j'ai uniquement 1L d'eau sur moi et une softflask vide de 500mL si besoin. Il y a beaucoup de torrent sur le parcours donc pas trop de soucis pour l'eau.
Tous les voyants sont au vert mais le rythme ralenti dans la montée du col de a Vache (2560m) qui ressemble étrangement à la montée à la brèche de Capitello en Corse. Matthieu Bourguignon me rattrape, je m'accroche mais je laisse filer dans la descente. Les heures passent et je n'ai plus rien à manger! Déjà 10h de course et j'ai avalé 10 gels ainsi que 2 barres en plus des ravitos. C'est la premiére fois en 5 ans que ça m'arrive, moi qui emporte toujours beaucoup de victuailles. Je commence à avoir vraiment faim et besoin de solide (pâtes, soupes...). J'ai l'impression de puiser dans mes réserves et je n'aime pas ça. J’hésite longuement avant de demander à un signaleur sur le parcours si il n'a pas un truc à me dépanner. J'hésite car c'est la course et à moi de prévoir. J'ai vraiment faim. Un bénévole m'accompagne pur le fun sur le dernier km, sympa! Il sera serre file sur une portion du parcours.

Ouf, j'arrive enfin après 5h07 de course depuis Jean Collet. Je suis 12ième après 11h50 de course.
Fond de France - Gleysins [12km D+1100m D-1100m] : 2h58

 J'ai à peine pointé que j'ai déjà mon sac d’allégement entre les mains! Je file directement m'assoir pour engloutir un plat de pâtes, du pain et du fromage. Se poser après 12h ce n'est pas du luxe. Je retrouve la fine équipe du MTC: Ostrogo, venu faire le pacer de Gépé et Thierry le relayeur de Lionel dont je m'étonnes qu'il ne soit pas devant moi.
Je change de chaussettes, de GPS et fait le réapprovisionnement de nourritures.

Fond de France - Avec Matthieu Bourguignon - Crédit Photo Badgone 

 Je retrouve Mathieu qui abandonne sur blessure. Cette pause ma fait le plus grand bien. Mathieu m'invite à repartir avec Guillaume Bernard (qui termineras 7ième), un coureur local au palmarès bien rempli (son blog). J'emboite le pas de Guillaume en oubliant de remplir mes gourdes! Je m'en aperçois heureusement à quelques centaines de mètres du ravito... Sa sœur qui nous accompagne  quelques minutes me prends les bidons et foncent faire le plein à un gîte en sortie de village. Je reste sans voix devant son élan de générosité. Sincèrement merci. Le parcours est assez simple, +1000m et -1000m jusqu'à Gleysins. La montée se fait en sous bois, donc visuellement sans intérêt, mais le rythme est bon. Guillaume me décroche un peu dans la descente ou je dois sortir la frontale. Il arrive 2 min avant moi. On prend le temps de faire le plein de soupe, de fromage et de compotes avant de mettre les voiles ensemble.
Gleysins - Super Collet [19km D+2300m D-1400m] : 8h14

Au bout de 10 minutes d’ascension, j'ai un coup de mou et impossible de suivre Guillaume. Je sais qu'il y a 1500m de D+ jusqu'au Col de Moretan (2503m) et que la descente est hyper raide derrière. Je n'avance pas et mon alti bug! Rrrrrrr...... Impossible de gérer mon effort. Les heures passent, les concurrents me doublent mais je ne désespère pas. Il m'aura fallu 3h pour rejoindre le Col (soit 500m/h, même en rando je vais plus vite!) ou je retrouve Henry qui enchaine le bénévolat (Montag'hard, Echapée Belle...) ne pouvant courir cette saison. Je lui baragouine que je suis cuit mais bascule directement sans prendre le temps de me poser.
La descente de nuit sur la neige puis dans les cailloux est hyper technique. C'est chaud même j'aime bien ce genre de terrain. Par contre deux coureurs me collent aux fesses, se prenant des gamelles et j'ai bien cru qu'ils allaient de faire tomber. Deux minutes plus tard, l'un tombe derrière moi, me plante son bâtons dans la main... Je ne dis rien, je m’arrête et les laissent passer avant qu'ils me brisent une jambe!



La descente est hyper longue est impossible de courir malgré la faible pente. Je trouve le temps long et je dois réduire la fréquence de mon alimentation ne voulant pas reproduire la mésaventure de la première partie de course. Deuxième erreur... Dés que c'est plat ou moins technique, j'arrive sans mal à relancer. Un mini ravito improvisé en plein nuit me permets de m'assoir 2 minutes et d'avaler une soupe de pâtes. Ça fait du bien. Une portion de 2km de piste me permet de récupérer un peu. Il me reste 1000m de D+ avant le ravito de Super Collet.
La montée est hyper raide, je n'ai aucune énergie et je n'avance donc pas. Les pauses se multiplient et l'idée d'abandon me traverse l'esprit. Je ramasse rapidement deux bâtons en bois qui m'aident bien.
Au refuge pierre du carre 1710m, je n'ai qu'une envie c'est de me posé. Un coup de frontale à travers la vitre, un coureur dors alors why not? J'ouvre la porte, qui grince, et vu l’accueil du gardien, en même temps il est 4h du mat, je continue ma route jusqu'à Super Collet (2065m). Je commence à avoir froid, il fait super humide.  J'arrive enfin au ravito à 5h33 du matin avec dans l'idée d'abandonner... 90km D+8000m en 23h22 et il me reste au moins 9h!!Certes le plus dur est fait mais plus de plaisir malgré aucune douleur dans les jambes.
Non seulement je suis fatigué mais j’avais imaginé un ravito dans un environnement clos, pas en plein air ou je ne me vois pas me poser longtemps vu le froid. Le moral en prend un coup. Je mange et direction un lit sous une tente de fortune pour du repos. J'hésite à mettre le réveil mais je sais que je ne repartirais pas... Je somnole et je fais un malaise vagal dans mon sommeil!
7h, il fait jour mais la beauté des lieux ne suffit pas à me faire repartir. Je rends mon dossard.



Le rapatriement des coureurs n'est pas encore au point mais qu'importe, je suis ravi d'avoir pris le départ de cet ultra. J'en ai pris plein les yeux.

Place à la récupération avec une bonne fondue ;-)
Récupération active pendant 3j, avec 2x16km de vélo par jour pour aller travailler :-) 

Épilogue (dixit Ultrasteph)
Cette course est juste divine : paysages somptueux, technicité rare, des bénévoles au top, une ambiance coureurs parfaite.
J'étais trop faible pour continuer au-delà de Super Collet, et je mesure l'exploit de ceux qui iront au bout.
Un énorme merci à l'orga et aux bénévoles !!!

J'aime beaucoup ce trailer, Hervé Giraud-Sauveur (Team Lafuma) au palmarès hallucinant, capable de faire un 10km route en 34" (2012) et de finir l'UTMB 2013 en 26h07 à la 31ième place.
Il prend soin de nous faire partager sa passion à travers ses récit sur son blog: http://herve.giraud.sauveur.over-blog.com/
Dans son dernier CR sur l'UTMB2013, il dis, je cite

L’alimentation
Il faut connaître la quantité de nourriture et de boisson à prendre  chaque heure (60 à 70 grammes de glucide par heure pour moi) et être habitué aux aliments ingurgités, savoir alterner sucré, salé, savoir prendre le temps nécessaire à un ravito pour mieux repartir. Notre corps est une formidable machine mais on peut parfois comprendre ses dérèglements  gastriques et intestinaux  quand on analyse la ration alimentaire pendant la course. En faisant ma propre analyse de l’alimentation, j’arrive sur 26 heures d’effort, à 6 litres de boisson énergétique, 4 litres de coca, 1 litre de soupe de pâtes  soit 11 litres de boisson,  vingt  barres énergétiques GO2 (assortiment de pâtes de fruits, pâtes d’amende et barres  protéines), pour le salé  une trentaine de tuc, une trentaine de tranches de saucisson, une vingtaine de carré de gruyère, une baguette, trois  bananes !! Ça paraît incroyable toute cette quantité et  pourtant ! Et pour info 4 arrêts pipi, signe d’une hydratation convenable. Je suis très satisfait de ce chapitre alimentaire, je n’ai jamais été en manque pendant l’effort, contrairement à l’année dernière dont l’hypo m’a coûté une dizaine de places  entre deux ravitos !!).J’ai franchi la ligne d’arrivée avec encore l’envie de boire, de manger (d’ailleurs je me suis avalé  une bière dans les 5 minutes qui ont suivi). Et là je peux donc dire que c’est une vraie victoire sur  l’alimentation !!! Ceux qui font de l’Ultra comprendront aisément ma pensée..


Cela confirme ce que je pense et je constate sur le terrain depuis 2008: plus tu cours vite, plus il faut prendre une quantité importante de nourriture. J'en ai fait les frais sur l'Echappée Belle à trop vouloir optimiser les pauses aux ravitos.

Florent, dossard 544

dimanche 25 août 2013

Une petite mise à jour

9 Juin 2013
Défi des Monts d'Ain [4.5km D+650m] : 33"55 4° - 1° SH
En 1903 Marius Sonthonnax réussissait l'exploit de rallier Nantua (01) au sommet des Monts d'Ain (4.5km D+650m) en 41"23. 110 ans plus tard, à l’occasion du Défi des Monts d'Ain. 
Un départ à 500m de chez mes parents. Je me suis fais atomisé sur le plat bien qu'à 18km/h... Mais dans le premier raidillon une dizaine de places de gagner.
Florent 

      


26 Mai 2013
Trail des Maures [45km D+2600m] : 4h53 scratch 
3ième place au scratch de Florent après avoir mené la course pendant 35km....

En photo dans Esprit Trail

6 Juillet 2013
Montagn'hard [103km D+8200m] : 19h56 5° ex - 1° SH  
Florent termine 5iéme exæquo, avec son ami Jean-Marc D. du Marseille Trail Club, d'un ultra trail (103km D+8200m) les plus dur de l'hexagone...


Moins de chance pour Basile
Parfois la montagne est trop forte pour soi, ou l'on est pas assez forte pour elle selon. Je m'arrête donc après 34km et 2900m de D+ et une petite blessure à l'aine.  


Prochain rendez-vous pour Basile&Florent, vendredi 30 Aout 2013, pour la premiére édition de l'Echappée Belle 140km D+10.000m.

lundi 20 mai 2013

Ultradraille 2013 (Basile) - 120km /D+ 6000

  
... Je sais, je sais, toujours pas de compte rendu de cette Diagonale des fous 2012, mais ça viendra peut être ... En attendant, rapide retour sur l'ultradraille 2013 ... Et oui cette fois-ci je n'ai pas abandonné !!!

Après deux abandons successifs en 2011 et 2012, c'est avec beaucoup d'excitation et un peu d'appréhension que j'abordais cette troisième édition, avec un sentiment mitigé. Un entrainement repris tardivement fin mars après une grosse coupure à mon retour de la Réunion et du Népal mi novembre, mais de bonnes sensations et quelques entrainements appréciés le samedi matin avec Laurent Vincente dans le cadre des Citytrail Salomon. M'étant juré de ne pas partir trop vite, je me retrouve malgré tout en deuxième position à St Guilhem le désert, à 7 minutes de l'inatteignable Oscar Perez Lopez. Les sensations sont là, je suis en phase avec mon plan de course, je continue donc mon chemin avec la première "grosse" ascension du parcours. La machine répond étonnamment bien et c'est sans quasiment m'arrêter de courir que j'atteins le Mont St Baudille, sous des seaux d'eau et d'impressionnantes bourrasques de vent. Pas question de se perdre cette fois-ci, comme les années précédentes, je me concentre sur le balisage pour ne pas louper la grosse portion de crête.



Le terrain de l’ultradraille est un terrain à la fois roulant et technique car constitué de sentiers au relief chaotique souvent entouré de broussailles cachant les pieds  et la moindre inattention peut conduire à la chute. C’est seulement après le 50 ème km, que je commencerai à sentir la machine se gripper un peu, me faisant rattraper dans la montée à la Peyre Martine par mon très sympathique poursuivant direct, Nicolas Mejri que je n’apercevrai que furtivement à St Jean de Buège au km 58, CP ou je profiterai pour enfiler des affaires propres et sèches. Malgré des petits moins bien, le reste de la course se passera sans problème particuliers jusqu’à une dizaine de km avant l’arrivée. Toujours, j’arriverai à relancer et avaler les km, sans perdre trop de temps au ravitaillement. De temps en temps, je marche un peu notamment sur quelques montées, mais point le plus important, je ne perds pas tout mon temps à agoniser sur les nombreuses portions plates que l’on trouve après Brissac et la grosse ascension du Roc Blanc. Bref, encore une fois, la machine fonctionne, je m’efforce de l’alimenter correctement et malgré quelques tensions musculaires et de légères douleurs au genoux (le mélange eau/vent/terrain chaotique n’ayant pas aidé), la course suit son cours.

Cet ultradraille aura été avant tout une course courue en solitaire et c’est seulement à une dizaine de km avant l’arrivée, dans l’avant dernière montée vers Cazevieille que je me ferai rattraper, après avoir vomi mon gel bio et cessé de boire et manger … Du moins, c’est ce que je croyais. En effet, alors que je venais de m’arrêter 4 minutes pour reprendre un peu mes esprit après ma déconvenue, je vois arriver un concurrent que je prends pour mon concurrent direct, lui que je croyais savoir à une 15zaine (et non 5) de minutes de moi. Le bougre me dis-je, il est en forme !! Il me dit que son poursuivant n’est pas loin et en grande forme aussi depuis quelques km. Je reprends donc ma course, m’efforçant de ne pas trop penser au moment où inévitablement ce poursuivant finirait par me reléguer à son tour à la 5ème place. C’est au début de la dernière montée au Pic St Loup que je vois arriver le dossard 89 sur moi. Résigné, et compte tenu de mon incapacité à ingurgiter quoi que ce soit, je le laisse passer, m’efforçant de ne pas trop mollir dans  cette dernière ascension, sachant pertinemment que j’arriverai à contenir tout assaillant dans la dernière descente. J’arriverai finalement 3 minutes après Louis Charles, dans une certaine confusion, tout le monde sur l’aire d’arrivée, s’attendant à me voir arriver en lieu et place de Louis Charles Michel, ne sachant pas que celui-ci m’avait rattrapé dans la dernière montée !! Mais c’est pas Basile ! où est Basile ?? ! Pour ma part, j’étais persuadé d’avoir redépassé Louis Charles Michel dans la descente et regagné ainsi ma quatrième place …

Las, j’étais bien à la quatrième place mais Louis Charles à la troisième. Je ne sais pas qui était celui que je pensais m’avoir dépassé avant Louis Michel, probablement quelqu’un sur une autre course, si cela est possible … mais bref, voilà pour cette anecdote bien marrante mais que d’émotion sur cette dernière portion !!

Je termine donc mes 120km / 6000 D+ en 16h10 avec environ une heure d’avance sur mon planning initial, en quatrième position et donc 1er Sénior au classement par catégorie. Je suis évidemment comblé par cette nouvelle expérience et rassuré sur l’efficacité de ma reprise d’entrainement, malgré le manque encore de volume d’entrainement. J’ai toujours adoré cette course, malgré mes échecs répétés c’était un plaisir immense de pouvoir enfin mettre fin à la malédiction du Pic Saint Loup. L’arrière pays montpellierain est un exigeant et magnifique terrain de jeu et l’organisation au top (seule recommandation logistique, sur la base de vie de St Jean de Buèges, classer les sacs coureurs par numéro de dossard pour accélérer la récupération du précieux sac de rechange par le coureur)

Voilà pour l’histoire de mon Ultradraille 2013. Merci à tous pour votre soutient et félicitations à tous les finishers de ce bien bel ultra.


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